Épidémie de rage au Québec en 2026

Augmentation des cas de rage au Québec

Depuis le 1er janvier 2026, 139 cas de rage ont été confirmés dont plusieurs dans les régions de la Montérégie, de l’Estrie et du Centre-du-Québec. Nous sommes la province où il y a le plus grand nombre de cas répertorié dans tout le Canada. Deux cas de rage chez le chat ont été confirmés au Québec en juillet 2026, en Montérégie (à Godmanchester et à Saint-Anicet). Des personnes de leur entourage ont dû recevoir un traitement préventif après des contacts à risque. Le gouvernement du Québec a mis en place un plan de lutte contre la rage du raton laveur. Il prévoit des opérations de surveillance et de contrôle afin de limiter la propagation, les animaux visés sont les ratons laveurs, les mouffettes et les renards. Pour de plus amples renseignements consulter le site du gouvernement du Québec: les opérations de surveillance et de contrôle de la rage du raton laveur

L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) rend disponible sur son site Web la liste des municipalités considérées à risque élevé pour la rage. Cette liste et la carte qui l’accompagne sont mises à jour régulièrement en fonction de la localisation des cas rabiques découverts, qu’ils soient en sol québécois ou à proximité de la frontière. 

 

Description de la rage

La rage est l’une des plus graves maladies transmissibles aux humains, car elle est mortelle dès l’apparition des symptômes généraux. Elle est causée par un virus qui attaque le système nerveux central des mammifères domestiques et sauvages, y compris les humains. Il n’existe aucun traitement pour guérir la rage après l’apparition des premiers symptômes. À partir du moment où ils apparaissent, la mort est inévitable et survient généralement dans les 14 jours suivants. C’est une maladie à déclaration obligatoire en vertu de la Loi sur la santé des animaux, c’est à dire que les cas suspectés doivent être signalés à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA). Pour plus de détails vous pouvez consulter le site Rage chez l’humain du gouvernement du Québec 

Symptômes

Le virus se transmet généralement par la salive d’un animal domestique ou sauvage infecté, lors d’une morsure, d’une griffure ou si celui-ci lèche une blessure, une lésion cutanée, les yeux, la bouche ou le nez d’une personne ou d’un animal. Les mammifères les plus fréquemment porteurs sont les ratons laveurs, les moufettes, les chauves-souris et les renards.

La maladie se manifeste généralement par des changements comportementaux soudains comme une agressivité et une paralysie progressive entrainant la mort. Les signes apparaissent généralement moins de 20 jours après l’exposition à un animal infecté et exceptionnellement jusqu’à 6 mois.

Il y a 2 formes distinctes: 

  1. Forme paralytique ou muette: Les animaux domestiques se cachent et sont léthargiques. Les animaux sauvages deviennent moins craintifs et s’approche des humains.  Les animaux sauvages et domestiques peuvent présenter des signes de paralysie.
  2. Forme furieuse: Les animaux présentent des signes extrêmes d’excitation ou d’agressivité, ils peuvent mordre ou attaquer.

Prévention

  1. Afin de prévenir la propagation du virus de la rage, il est primordial de faire vacciner vos animaux domestiques contre la rage dès l’âge de 3 mois, qu’il aille à l’extérieur ou non. En effet, il y a toujours un risque que votre animal domestique qui vit exclusivement à l’intérieur s’évade et s’expose à un animal sauvage possiblement infecté. Il est également possible qu’un animal sauvage puisse s’introduire dans votre maison et risquer de contaminer ses habitants et vos animaux domestiques. La vaccination permet de protéger votre animal et de ce fait même elle protège toute votre famille.
  2. Ne pas s’approcher des animaux sauvages, ne pas tenter de les toucher, de les nourrir, ni de les domestiquer.
  3. Le déplacement et la relocalisation d’animaux est interdits en Estrie et en Montérégie. Il est interdit de déplacer ou de relocaliser les ratons laveurs, les mouffettes rayées, les renards gris et roux ainsi que les coyotes et leurs hybrides, lorsqu’ils sont vivants, sur le territoire des municipalités situées autour des cas connus de rage du raton laveur.
  4. La réhabilitation des animaux déplacés illégalement est interdite.
  5. Si vous capturez un animal importun (raton laveur, mouffette rayée, renard gris, renard roux ou coyote) et qu’il n’a pas été possible au préalable de l’effaroucher ou de l’empêcher de causer des dommages sur votre propriété, relâcher l’animal sur place (à l’extérieur d’un bâtiment).
  6. Signalez tout animal sauvage que vous suspectez d’avoir la rage qu’il soit malade, blessé ou mort, ou si vous le suspectez d’avoir des signes de la rage. Pour plus de détails consulter le site Rage chez les animaux du gouvernement du Québec. Pour signaler un animal suspecté vous trouverez le lien suivant: formulaire de signalement d’un animal suspecté d’avoir la rage ou en appelant au 1 877 346-6763 (lundi au vendredi, 8 h 30 à 16 h 30).
  7. Déclarez sans délai toute suspicion de rage chez un animal domestique au 1 844-ANIMAUX (264-6289). Soyez attentifs aux signes neurologiques possibles (tout changement de comportement, agressivité, paralysie, démarche chancelante, mâchoire tombante, salivation excessive, etc.).

Que faire après un contact avec un animal possiblement infecté

En tout temps, en cas de morsure, de griffure ou de contact avec la salive d’un animal :

  1. Il faut immédiatement nettoyer la plaie avec de l’eau savonneuse pendant 10 à 15 minutes et désinfecter la région par la suite. Cela est vital afin de réduire significativement le risque de contamination par le virus de la rage. Retirer tous les vêtements qui pourraient avoir été contaminés.
  2. Communiquez rapidement avec Info-Santé 811 afin d’obtenir le suivi médical indiqué (ex. : soins de plaie, vaccination contre le tétanos et la rage). C’est un professionnel de la santé qui doit évaluer si le contact est considéré comme une exposition significative1, puis si la vaccination en prophylaxie post-exposition est indiquée.
  3. Gardez l’animal impliqué en vie, pour une période d’observation (au moins 10 jours). Cette précaution permet de vérifier s’il développera ou non des signes compatibles avec la rage.
    Dans le cas d’un animal décédé ou euthanasié après avoir exposé un humain ou un autre animal, conservez-le 10 jours au congélateur afin qu’il soit disponible si l’analyse s’avère nécessaire.

 

Pour la santé public, prenez quelques minutes pour vérifier si vos animaux sont correctement vaccinés. Si ce n’est pas le cas, prenez rendez vous sans tarder en nous contactant au 450-771-6789